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Bourbon-l'Archambault 3160 1 Pont des Chèvres France
Du 01 Novembre à 10:00
Au 30 Novembre à 21:00
Nombre de place : 100

Prendre une photo n’est certainement pas l’acte le plus compliqué; depuis longtemps les fabricants et constructeurs s’ingénient à simplifier l’opération. Et puis depuis les débuts, on s’ingénie à détourner le processus, à profiter des aberrations ou réactions induites par l’optique ou la chimie, à ériger le hasard, l’essai et l’erreur comme facteurs de progrès et d’innovation, comme d’ailleurs cela se pratique en art ou artisanat. De la lourdeur de l’équipement ainsi que de la complexité de la mise en place du dispositif jusqu’à l’obtention du tirage final avec les aléas du procédé, le photographe doit faire avec un certain nombre de paramètres, objectifs ou subjectifs, simples ou complexes mais surtout contrôlables ou non. On peut tout aussi bien tout contrôler que pas grand chose…la photo est ouverte à tout et surtout à l’intégration du hasard! La liberté offerte par le numérique nous affranchit de la tutelle des fabricants de films et des laboratoires, l’acte photographique de fait s’est banalisé - jusqu’à l’abomination abominable du selfie - il y a toujours un prix à payer ! Mais il y en aura toujours pour regretter l’indigeste chimie du passé - comme pour regretter le pleurage d’une mini K7 - peu importe, si un nouveau support est né, l’image est toujours là quand on appuie sur le bouton et quand on la regarde ensuite….la différence est que cette image choisie va vivre une seconde vie, portée par différents procédés jusqu’à sa sublimation (sans gouache ni grattoir).
Devant une image que j’ai prise - peu importe l’époque - je me sens comme le grand singe dans 2001 l’Odyssée de l’Espace, regardant cet os jusqu’à ce que ce même os (ou pour moi cette image), parle et communique, scellant son destin et si l’objet et l’image contiennent leur vérité c’est à nous de la faire éclater ou de la révéler. Et puisque je ne peux réfléchir sans penser au cinématographe, une parole d’Alfred Hitchcock et deux de François Truffaut :
- « Le cinéma n’est pas une tranche de vie, mais une tranche de gâteau »
- « Le cinéma est l’art de faire faire des jolies choses à des jolies femmes »
- « Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tout sens, lui donnant son équilibre et son harmonie »